{"id":1200,"date":"2013-07-29T11:29:18","date_gmt":"2013-07-29T11:29:18","guid":{"rendered":"https:\/\/mycor.iam.inrae.fr\/ARBRE\/?page_id=1200"},"modified":"2016-02-01T08:50:46","modified_gmt":"2016-02-01T08:50:46","slug":"effecter","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/mycor.iam.inrae.fr\/ARBRE\/?page_id=1200","title":{"rendered":"EffectER"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/mycor.iam.inrae.fr\/ARBRE\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/effector-2.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft  wp-image-8738\" src=\"https:\/\/mycor.iam.inrae.fr\/ARBRE\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/effector-2.png\" alt=\"effector 2\" width=\"537\" height=\"331\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Recherche des prot\u00e9ines effectrices li\u00e9e \u00e0 la symbiose dans le champignon endomycorhizien \u00e9rico\u00efde Oidiodendron maius<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p><em>Responsable scientifique <\/em>: Elena Martino (UMR 1136 \u00ab Interactions Arbres\/Micro-organismes \u00bb IAM \u00a0et Department of Life Sciences and Systems Biology, University of Turin, Italy<\/p>\n<p><em>Partenaires Labex :<br \/>\n<\/em>C. Veneault-Fourrey (UMR 1136, IaM, INRA-Lorraine Centre of Nancy)<br \/>\nA. Kohler (UMR 1136, IaM, INRA-Lorraine Centre of Nancy)<\/p>\n<p><em>Collaboration :<\/em><br \/>\nS. Daghino (Department of Life Sciences and Systems Biology, University of Turin, Italy)<br \/>\nS. Perotto (Department of Life Sciences and Systems Biology, University of Turin, Italy)<\/p>\n<p>______________________________<\/p>\n<p><strong>Context<\/strong><em> \u2013 <\/em>Les mycorhizes sont un monde fascinant et un syst\u00e8me \u00e9cologiquement important; plus de 90% des plantes terrestres ont \u00e9tabli une interaction avec les champignons mycorhiziens et certaines de ces interactions ont commenc\u00e9 il y a au moins 450 millions d&rsquo;ann\u00e9es. Par cons\u00e9quent, les recherches sur les mycorhizes sont cruciales pour comprendre le fonctionnement des \u00e9cosyst\u00e8mes forestiers. Les champignons mycorhiziens \u00e9rico\u00efdes (ERM) s\u2019associent aux plantes de la famille des Ericaceae (ex. myrtilles). En plus de leur int\u00e9r\u00eat \u00e9conomique et gastronomique, les myrtilles sont un \u00e9l\u00e9ment important des sous bois et un acteur privil\u00e9gi\u00e9 dans le cycle du carbone. Les champignons mycorhiziens forment des contacts intracellulaires avec les plantes, ils doivent donc manipuler les d\u00e9fenses de celles-ci ainsi que leur m\u00e9tabolisme. En regardant la biologie du syst\u00e8me, la compr\u00e9hension de comment deux eucaryotes interagissent et communiquent, reste tr\u00e8s difficile. Des petites prot\u00e9ines de dialogue (SSPs\u00a0: Small Secreted Proteins) ont \u00e9t\u00e9 mis en \u00e9vidence chez les champignons ectomycorhiziens (ECM) (Plett et al. 2011) et endomycorhiziens \u00e0 arbuscules (AMF) (Kloppholz et al. 2011) mais elles n\u2019ont pas encore \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9es chez les ERM. Les r\u00e9sultats de la premi\u00e8re ann\u00e9e d\u2019EffectER ont mis en \u00e9vidence un effet significatif sur la biomasse de la myrtille lorsque ces racines sont colonis\u00e9es par le champignon \u00e9rico\u00efde Oidiodendron maius. D\u2019autre part, une analyse de transcriptomique a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que 20% des petites prot\u00e9ines s\u00e9cr\u00e9t\u00e9es d\u2019O. maius sont surexprim\u00e9es dans les racines mycorhiz\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Objectifs<\/strong> \u2013 Au cours de la deuxi\u00e8me ann\u00e9e du projet nous nous sommes focalis\u00e9s sur l\u2019influence d\u2019un m\u00e9tal lourd (Cadmium &#8211; Cd) sur un champignon \u00e9rico\u00efde en culture pure ou bien en association avec la plante. Les objectifs \u00e9taient : a) d\u2019analyser des donn\u00e9es de transcriptomique (RNAseq) de myc\u00e9lium d\u2019Oidiodendron maius (FLM), de mycorhizes de ce champignon avec Vaccinium myrtillus (MYC) et de racines non mycorhiz\u00e9s (C) pour identifier des g\u00e8nes r\u00e9gul\u00e9s par le Cd ; b) de r\u00e9aliser une analyse fonctionnelle du g\u00e8ne le plus r\u00e9gul\u00e9 au cours de la symbiose identifi\u00e9 lors de la premi\u00e8re ann\u00e9e du projet.<\/p>\n<p><strong>Approche<\/strong> <em>\u2013<\/em> Les donn\u00e9es de transcriptomique ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9es pour le myc\u00e9lium en culture pure, pour les tissus symbiotiques et pour les racines non mycorhiz\u00e9s. Le test invertase en levure et des analyses d\u2019expression transitoire de GFP dans le tabac ont aussi \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sultats marquants<\/strong><em> \u2013\u00a0<\/em><\/p>\n<ul>\n<li>19 g\u00e8nes fongiques sont surexprim\u00e9s dans le FLM en pr\u00e9sence de Cd: 6 SSPs, 4 oxydor\u00e9ductases, 2 hydrolases et 7 g\u00e8nes sans fonction connue. 27 g\u00e8nes sont surexprim\u00e9s lorsque les MYC-Cd sont compar\u00e9es \u00e0 des MYC non trait\u00e9es dont 2 SSPs, 4 transporteurs et 10 oxydor\u00e9ductases. Il est int\u00e9ressant de noter que des transporteurs sont surexprim\u00e9s lorsque l\u2019on compare les MYC-Cd avec le FLM-Cd.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Concernant les g\u00e8nes de la plante, de nombreux transporteurs sont surexprim\u00e9s dans les MYC-Cd compar\u00e9es aux MYC. En particuliers les g\u00e8nes les plus r\u00e9gul\u00e9s sont des Zn\/Cd et SO<sub><sub><sub>4<br \/>\n<\/sub><\/sub><\/sub><\/li>\n<li>Parmi les 995 g\u00e8nes surexprim\u00e9s dans le MYC compar\u00e9s au FLM 90 SSPs sont pr\u00e9sentes. Le g\u00e8ne le plus r\u00e9gul\u00e9 chez O. maius est une SSP (appel\u00e9 SSPb). Sa structure est compos\u00e9e de 354 nucl\u00e9otides (2 exons et 1 intron) et ce g\u00e8ne est pr\u00e9sent en une copie sur le scaffold 14. La prot\u00e9ine est de 93 acides amin\u00e9s (9,24 KDa), elle est riche en glycine (16.1%) et leucine (12.9%) et elle contient 8 cyst\u00e9ines. Aucun domaine connu n\u2019est pr\u00e9sent ni aucune fonction connue. Elle poss\u00e8de un signal peptide et une r\u00e9gion de basse complexit\u00e9 (low complexity). 3 g\u00e8nes orthologues ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s chez Neurospora crassa et Thielavia terrestris. Chez ces esp\u00e8ces ces g\u00e8nes sont annot\u00e9s comme des hydrophobines. Les analyses d\u2019invertase en levure montrent que SSPb est s\u00e9cr\u00e9t\u00e9e, mais des analyses compl\u00e9mentaires sont en cours. L\u2019expression ectopique en tabac sugg\u00e8re une localisation sur la membrane cytoplasmique ou dans le cytoplasme pour la prot\u00e9ine SSPb-GFP et il n\u2019y a pas d\u2019\u00e9vidence de localisation nucl\u00e9aire. La localisation sur la membrane cytoplasmique ou dans le cytoplasme est confirm\u00e9e par le mouvement de la fluorescence dans la partie int\u00e9rieur de la cellule apr\u00e8s induction de la plasmolyse.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Principales conclusions<\/strong><em> \u2014<\/em><\/p>\n<ul>\n<li>Les SSPs sont principalement \u00e9tudi\u00e9es dans le contexte des interactions entre les microorganismes et les plantes. Le fait que des SSPs sont surexprim\u00e9s en pr\u00e9sence de Cd est une observation int\u00e9ressante qui ouvrent de nouvelles hypoth\u00e8ses sur le r\u00f4le des ces prot\u00e9ines. Par exemple chez Hebeloma cylindrosporum il a \u00e9t\u00e9 sugg\u00e9r\u00e9 que des SSPs peuvent avoir un r\u00f4le dans la tol\u00e9rance aux stresses environnementaux (Dor\u00e9 et Perraud, 2015)<\/li>\n<li>Une surexpression des transporteurs a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e dans les tissus symbiotiques en pr\u00e9sence de Cd en particulier un transporteur Zn\/Cu appartenant \u00e0 la famille ZIP. De m\u00eame un transporteur SO<sub>4<\/sub> est aussi surexprim\u00e9. Ces transporteurs pourraient avoir un r\u00f4le important dans la d\u00e9toxification.<\/li>\n<li>Chez les champignons ectomycorhiziens plusieurs hydrophobines sont connues pour \u00eatre induites lors de la symbiose. Nous avons identifi\u00e9 dans la symbiose \u00e9rico\u00efde une SSP fortement induite qui pr\u00e9sente une homologie avec des hydrophobines d\u2019autres champignons. Toutefois nos analyses pr\u00e9liminaires ne sugg\u00e8rent pas une localisation sur la paroi cellulaire de cette SSP.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Perspectives<\/strong><em> \u2014<\/em><\/p>\n<ul>\n<li>Mieux comprendre le r\u00f4le des SSPs et des transporteurs dans la tol\u00e9rance au Cd surtout dans les tissus symbiotiques<\/li>\n<li>Continuer la caract\u00e9risation fonctionnelle de SSPb: une approche de mutag\u00e9n\u00e8se knock-out d\u2019O. maius est en cours.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Pr\u00e9sentations (posters)<\/strong><em> \u2014<\/em><\/p>\n<ul>\n<li>Casarrubia S, Fritz H, <span style=\"text-decoration: underline;\">Martino E<\/span>, Daghino S, Kohler A, Veneault-Fourrey C, Martin F, Perotto S. Looking for effector symbiosis-related proteins in the ericoid endomycorrhizal fungus Oidiodendron maius. Max-Planck-ARBRE inter-departmental workshop on plant-fungus interactions, Nancy, November, 18-19, 2014.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Martino E., Kuo A., Grelet G., Daghino S., Kohler A., Morin E., Murat C., Casarrubia S., Khouja H-R., Henrissat B., Veneault-Fourrey C., Grigoriev IV., Perotto S., Martin F. Comparative genomics of Leotiomycetes suggests a high saprotrophic potential irrespective of fungal ecological strategies. 28th Fungal Genetics Conference, Pacific Grove, CA (USA), March 17-22, 2015.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Martino E., Daghino S., Grelet G., Kohler A., Morin E., Casarrubia S., Veneault-Fourrey C., Henrissat B., Kuo A., Grigoriev IV., Martin F., Perotto S. Ericoid mycorrhizal fungi: saprotrophs or symbionts? 2<sup>nd<\/sup> International Molecular Mycorrhiza Meeting 2015 (IMMM 2015), Cambridge (UK), September 3-4, 2015.<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Recherche des prot\u00e9ines effectrices li\u00e9e \u00e0 la symbiose dans le champignon endomycorhizien \u00e9rico\u00efde Oidiodendron maius Responsable scientifique : Elena Martino (UMR 1136 \u00ab Interactions Arbres\/Micro-organismes \u00bb IAM \u00a0et Department of Life Sciences &hellip; <a href=\"https:\/\/mycor.iam.inrae.fr\/ARBRE\/?page_id=1200\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"parent":2122,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-1200","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/mycor.iam.inrae.fr\/ARBRE\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1200","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/mycor.iam.inrae.fr\/ARBRE\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/mycor.iam.inrae.fr\/ARBRE\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mycor.iam.inrae.fr\/ARBRE\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mycor.iam.inrae.fr\/ARBRE\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1200"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/mycor.iam.inrae.fr\/ARBRE\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1200\/revisions"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/mycor.iam.inrae.fr\/ARBRE\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2122"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/mycor.iam.inrae.fr\/ARBRE\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1200"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}